Les valeurs de François d'Assise

«Commence par faire le nécessaire, puis fait ce qu’il est possible de faire et tu réaliseras l’impossible sans t’en apercevoir.»
Citation de Saint François d'Assise

La fraternité

Il appelle toutes les créatures, frères et soeurs. François n’a jamais considéré personne comme un ennemi; en chaque homme il voyait un frère.

Il a composé le Cantique des Créatures appelé aussi Cantique au Soleil. Dans ce cantique, François évoque Dieu à travers la nature, le soleil, les étoiles (tout l’univers) par "toutes ses créatures".

François d'Assise est le fondateur des Franciscains qu'on appelle aussi Ordre des Frères mineurs.

L'Ordre des franciscains s'étend alors sur toute l'Italie du centre et du nord mais aussi en Allemagne, en France, en Hongrie, en Angleterre, au Maroc... François ira jusqu'en Egypte.

 

La simplicité

Nous sommes simples et soumis à tous, disait Saint-François. Il fait souvent l'éloge de la simplicité.

Il contemple sans cesse l’amour de Dieu manifesté dans la création, sa prière est une prière de simplicité.

La simplicité volontaire sera-t-elle la prochaine tendance à la mode ? Il y aurait lieu de choisir un mode de vie où chacun réduit sa consommation de biens matériels, sa dépendance à l'argent. Pourquoi ne pas libérer quelques minutes de ton temps pour aider un organisme dans la communauté, pour adopter un comportement plus écologique plutôt que d'utiliser ce temps à gagner plus d'argent ?

À la suite de François, cherchons le bonheur dans les vraies richesses qui ne sont pas les biens matériels mais plutôt la recherche du bonheur dans la vie familiale, dans l'épanouissement personnel, dans la vie spirituelle, dans le contact avec la nature, etc.

 

La joie

François est l'homme de la joie parfaite ! François est universellement connu comme étant l’homme de la joie parfaite. Pendant toute sa vie, «son principal et suprême souci fut de posséder et de conserver toujours au-dedans et au-dehors la joie spirituelle.

Il lui arriva souvent, ainsi qu’il est écrit dans les témoignages historiques, de ne pouvoir refréner l’élan de joie dont son âme était trop pleine; alors, à la façon des troubadours, et prenant deux baguettes de bois pour imiter les joueurs de viole, il chantait au Seigneur des louanges en français.

Cette joie, dont François était rempli, avait sa source dans le ravissement où le plongeait la contemplation de tous les êtres et de tous les événements, lui dont l’âme était toute de simplicité et d’innocence; davantage encore, elle avait sa source dans l’espérance qu’il cultivait en son coeur.

La pauvreté et de l'amour des pauvres

On surnomme François d'Assise, le POVERELLO ou le "petit pauvre". Il décide d' « épouser Dame Pauvreté », se consacrant à la prédication et gagnant son pain par le travail manuel ou l'aumône. Il change son habit d'ermite pour une tunique simple. La corde remplace sa ceinture. Il est prêt au renoncement total. Il pratique l'ascèse (privation de tout confort, dénuement), la prière et la bienfaisance.

Ce qui est certain, c'est que, en 1205-1206, il participe à des œuvres caritatives (charitables)  en donnant des soins aux lépreux.

Saint François d'Assise mène désormais la vie des pénitents: sans appartenir au clergé.  Il répare de petites églises autour d'Assise. Des amis le rejoignent et se vouent avec lui à la pauvreté. Ils forment la fraternité des Pénitents d'Assise. Logés dans des cabanes à Rivo Torto, sous les murailles de la ville, ils sont autorisés à s'installer à l'église Sainte-Marie-des-Anges, dite de la Portioncule («petite porte»).

Tout en servant les pauvres, ils vont prêcher la conversion dans les régions voisines de l'Italie.

Le vœu de pauvreté les rend dépendants des aumônes, qu'ils doivent partager avec les miséreux. La mendicité, cependant, n'est admise qu'en cas de nécessité. Le travail est autorisé, non pour gagner un salaire, mais pour n'être à la charge de personne. Et si un frère mendie, il donne infiniment plus qu'il ne reçoit, en appelant la bénédiction divine sur le donateur.

Le service des autres s'adresse avant tout aux plus défavorisés, à tous ceux que la société rejette. Saint François d'Assise n'embellit pas la pauvreté. Elle reste pour lui un mal, dans un monde où les rapports entre les hommes sont dominés par l'argent. Il voudrait instaurer une autre société, qui échapperait aux règles de l'achat et de la vente, et où l'économie, dans la simplicité, serait limitée à l'échange et au partage.