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PÈRE
AMBROISE-MARTIAL FAFARD Joseph-Ambroise-Martial Fafard, fils de Joseph Fafard et de Angélique Fortin, est né à L’Islet et baptisé en l’église Notre-Dame, le 24 novembre 1840. Il est le cinquième enfant du couple FAFARD qui en compte sept : quatre garçons et trois filles. Demeurant à côté de l’église, la famille « Fafard » est élevée dans la foi. Un frère aîné d’Ambroise, Édouard-Sévérin, se dirige vers la prêtrise. La route est alors tracée pour son jeune frère appelé à le suivre dans la vie sacerdotale. Avant même d’avoir douze ans, Ambroise-Martial entreprend des études classiques au même collège que l’abbé Édouard. Il y fait également les trois premières années de théologie avant de se rendre au Grand Séminaire de Québec en 1864. Il est ordonné prêtre par Monseigneur Alexandre Taschereau, dans la cathédrale de Québec, le 26 février 1865. En mars de la même année, on le trouve vicaire à la paroisse Saint-Roch de Québec. En septembre 1866, il est le premier curé à Saint-Athanase d’Inverness. Il dessert en même temps Saint-Jacques-de-Leeds et d’autres missions environnantes, et ce, pendant cinq ans. Jeune encore, il affronte la maladie, ce qui l’amène à refaire ses forces à Saint-Sylvestre de Lotbinière chez son frère l’Abbé Édouard, avant de reprendre la route où l’appelleront d’autres ministères. À
Saint-Urbain dans Charlevoix, il est nommé curé en 1872. Chicoutimi
s’érige en diocèse en 1878. Rien d’étonnant que la région de
Charlevoix d’où partent les pionniers pour les terres lointaines du
Saguenay-Lac Saint-Jean, se voit détachée à ce moment de Québec,
pour former le nouveau diocèse. Événement qui explique l’appel lancé
à l’abbé Ambroise-Martial, en 1880, de se rendre à Chicoutimi. Il a
le poste de curé d’office de la cathédrale et deux ans plus tard,
celui de supérieur au Grand Séminaire de ce nouveau diocèse. Comme responsable du Grand Séminaire, sa recherche de bons professeurs l’oblige à traverser l’océan Atlantique et à se rendre jusqu’à Rome en passant par l’Angleterre et la France. En effet, il est mandaté par Monseigneur Dominique Racine, son évêque, pour effectuer des missions spéciales auprès de certaines chancelleries au début de l’année 1887. Ce voyage en Europe devait l’amener jusqu’en Terre Sainte. Mais les affaires importantes étant closes et fatigué physiquement, il décide avec ses collègues, de rentrer au pays afin de reprendre les obligations de sa lourde tâche à Chicoutimi. En 1889, Monseigneur Louis-Nazaire Bégin succédant à Mgr Racine décédé en janvier 1888, nomme l’abbé AMBROISE FAFARD, curé à Baie-Saint-Paul avec le titre de Vicaire forain. Le 4 octobre 1889, il arrive dans cette paroisse, nichée entre les montagnes sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, presque en face de son village natal de L’Islet. Il n’est pas aussitôt débarqué qu’il s’engage dans toutes sortes d’activités pour développer à tous points de vue, cette région. Le
premier geste qu’il pose, c’est l’achat d’une maison particulière
près de l’église, payée de ses «propres deniers». Ce
sera l’HOSPICE SAINTE-ANNE dont la mission est
d’accueillir vieillards, pauvres et handicapés du village et des
environs. La nouvelle est annoncée aux paroissiens le 1er
novembre 1889. L’Hospice Sainte-Anne dont la FONDATION est
ainsi amorcée connaîtra son extension à travers les décennies du siècle
à venir. C’est dans son
prolongement que l’on trouve aujourd’hui les services de
l’institution appelée : Hôpital Sainte-Anne de Baie-Saint-Paul. En parallèle à la fondation de l’Hospice, le curé Fafard à qui on donnera le NOM de PÈRE – et pour cause – accueille à Baie-Saint-Paul un groupe de novices formant l’embryon d’une congrégation religieuse : Les Petites Franciscaines de Marie. En accord avec l’Évêque de Chicoutimi, il devient à son insu le FONDATEUR de cette communauté religieuse dont le berceau est à Worcester aux Etats-Unis. Qui mieux que des religieuses peuvent alors le seconder dans l’œuvre qu’il vient tout juste d’entreprendre à l’Hospice? Arrivée en 1891, la Congrégation naissante établit en 1892 dans ce village charlevoisien, son noviciat. Elle y construit ensuite sa Maison mère dans laquelle se trouve la splendide chapelle du Sacré-Cœur. Avec un esprit entreprenant, le PÈRE FAFARD n’en finit plus de multiplier les réalisations. Le village de Baie-Saint-Paul est vite doté de multiples commodités comme : un aqueduc, une usine électrique, le téléphone, des trottoirs, etc… À tout cela s’ajoute l’amorce de négociations qui permettent, peu après son décès, l’aménagement du quai, la construction de la voie ferrée et combien d’autres travaux assurant le développement de cette municipalité qui s’ouvre à la modernité. On n’en finirait plus de commenter tout ce que cet homme, à l’allure décidé et au cœur plein de compassion, a pu réaliser comme homme, prêtre, curé et FONDATEUR. Pour
les Petites Franciscaines de Marie en effet, il est un PÈRE
et c’est à la plume de notre historienne Sœur Michelle Garceau
qu’est emprunté le passage suivant : «Calme, lucide, appuyé
sur la puissance de Celui qui le fortifie, il accepte le gouvernail, le
manie avec adresse et reçoit, pour le temps et pour l’éternité, le
titre de PÈRE FONDATEUR.» Le PÈRE AMBROISE-MARTIAL FAFARD demeure actif jusqu’à ses derniers jours. La mort vient le cueillir à Baie-Saint-Paul, le 12 août 1899 alors qu’il est âgé de 59 ans. Sources : Par ce signe tu vivras : Sœur
Michelle Garceau, pfm
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